Bienvenue sur le site de l’Eglise Protestante Evangélique de Pau. Nous vous proposons ci-après une petite réflexion spirituelle en rapport avec la fête de la musique. Si vous souhaitez en savoir davantage, vous pouvez consulter les horaires de rencontres sur ce lien, ou vous joindre à nous lors des célébrations du dimanche à 10h30 au 316 boulevard de la Paix à Pau. (Voici également un contact direct : 06 24 92 15 63 )
Instrument désaccordé

L’homme ressemble à un instrument désaccordé. Il a décidé de ne plus suivre la partition que Dieu propose. Aucun chef d’orchestre, aussi bon soit-il, ne pourrait diriger une symphonie avec des instruments désaccordés et des musiciens qui refusent de suivre la partition. Pourquoi reprocher à DIEU la cacophonie de notre monde ?
Alors à chacun sa musique. Voilà pourquoi nos vies manquent tant d’harmonie. A cela s’ajoutent toutes les discordances provoquées par la souffrance, les blessures et surtout l’absence de Dieu. On chante l’amour, la naissance, le mariage, les saisons. A Chacun son expression. Les jeunes ont leurs rythmes, leur style mais quel que soit l’âge ou le pays, il y a partout la quête d’un meilleur inaccessible.
Remarquons à quel point la musique constitue un tremplin permettant d’échapper à notre condition de souffrance pour partir, planer, s’éclater diront certains. La répétition des rythmes accompagnée par des boissons ou substances fortes facilitent l’évasion. On parle alors d’extase. N’est-il pas bon de s’arracher du quotidien pour parvenir à l’état de bonheur auquel l’âme aspire tant ?
Le schéma est très classique et universel. Litanies, répétitions, transe, extase, jouissance, toucher le divin. Le retour vers le réel est toujours plus douloureux. La vérité est que l’homme ne s’approchera jamais de Dieu ce cette façon ; il ne peut pas s’élever ni changer sa condition même en multipliant les extases.
Il faut savoir que Dieu s’est proposé de devenir homme et c’est lui qui est descendu jusqu’à nous. Il a voulu payer de sa personne et donner sa vie pour nous. On ne monte pas vers le ciel. C’est le ciel qui descend jusqu’à nous ! La conséquence est qu’en venant à lui nous devenons un instrument enfin accordé. Entre ses mains notre vie devient une mélodie qui n’aurait jamais été présente autrement.
En lisant la bible, un musicien fut tellement touché par l’amour de Dieu et par le sacrifice à la croix du Sauveur pour prendre notre place, qu’il s’écroula en larmes. En vingt-quatre jours il composa une œuvre sur Jésus-Christ, sa naissance, sa mort, sa résurrection. C’est le célèbre Messie de Haendel. Quand le roi d’Angleterre entendit cette musique, il fut si bouleversé qu’il ne put rester assis et resta debout jusqu’à la fin.
A l’abbaye de Westminster, il y a une statue de Haendel avec son clavecin. Il tient à la main une feuille de papier sur laquelle sont gravés ces mots : « Je sais que mon rédempteur est vivant ».
Le Dieu qui a touché le cœur de Haendel touchera aussi le vôtre, car il est certain qu’il vous aime et veut faire résonner dans votre vie une musique que vous n’avez jamais connue jusqu’ici.
Sachez que votre rédempteur est vivant !
